POURQUOI J'ARRETE CE SITE

C'est simple, je m'en vais, je quitte cette terre du Gers dont la douceur et la poésie m'avait autrefois séduit. Vingt ans, le bel age pour dire adieu à l'aridité d'une famille au coeur assèché, endormi dans sa boueuse indolence et son piètre courage.

Le narcotique puissant de l'argent a fini en deux décénies d'achever les vieux paysans poètes et leurs sources d'eau claire. Leurs enfants sont partis s'abrutir en ville en laissant quelques chiens de garde shootés au nitrate.

Dès lors, le mensonge devient la règle, on vend du vent, de l'image, du folklore, de l'accent et les produits du Terroir-caisse tentent de cacher misérablement le désastre. La Terre est morte et l'eau empoisonnée.

Heureusement, les riches arrivent en avion privé et s'accaparent les dernieres demeures cossues du territoire sous l'oeil bienveillant des élus locaux.

Comment alors résister à cette violence prédatrice ? 

Les écoles ferment, les services publics disparaissent et les commerçants ferment le rideau.

La mayonnaise associative tourne vinaigre devant le vide sidéral d'une jeunesse absente. On tente quand même des petites choses sous l'oeil craintif ou cynique des incultes potentats de tout bord.

Basta, chacun sa route, chacun son chemin.

Merci encore aux amis (es) fidèles, aux fous et aux poètes qui ont croisé ma vie.

Adishatz